Les warrants
Définition d’un warrant
Il s’agit d’une valeur mobilière dont les conditions de remboursement sont fixées au moment de l’émission par les établissements bancaires.
C’est un outil qui permet d’acheter ou de vendre un actif à un prix connu à l’émission et qu’on appelle le prix d’exercice. La période des transactions s’étale jusqu’à 6 jours de Bourse avant la date d’échéance du certificat également appelée date de maturité.
L’actif forme le sous-jacent du warrant. Il peut s’agir d’une action, d’un panier de valeurs, d’ une obligation, d’une devise, d’une matière première ou d’un indice.
On peut regrouper les warrants dans 6 classes d’actifs : les taux d’intérêts ; les actions (françaises et étrangères) ; les paniers d’actions ; les indices nationaux, internationaux ou sectoriels ; les devises et les matières premières.
Grâce aux warrants, il est possible de diversifier à un prix modique un portefeuille déjà constitué par des actions ou des obligations.
Il existe deux sortes de warrants :
- le warrant américain qui peut être exercé à n’importe quel moment entre sa date d’émission et celle de son échéance,
- le Warrant européen qui lui ne peut être exercé qu’à la date de son échéance.
Fonctionnement des warrants
Ces placements sont très volatils. Par conséquent, les investissements seront réalisés sur des périodes de quelques jours seulement.
Le principe de parité : il s’agit du nombre de Warrants nécessaire pour l’obtention d’une unité du sous-jacent. Si la parité d’un warrant sur une action donnée est de 100/1, cela signifie que 100 Warrants sont nécessaires pour l’achat de cette action au prix d’exercice. La parité détermine le nombre de warrants à acheter pour pouvoir exercer son droit sur un sous-jacent.
On recense deux formes de warrants :
- Le call Warrant : il est acheté avec une anticipation haussière.
- Le put Warrant : il est acheté lorsque l’opérateur anticipe une baisse du sous-jacent.
Les warrants peuvent servir diverses stratégies : la couverture de son portefeuille, l’indexation sur un sous-jacent, la spéculation.
L’effet de levier : les warrants répercutent en les augmentant les variations du sous-jacent. Cet effet de levier se mesure par le rapport entre cours du sous-jacent et prime du warrant.
Le levier équivaut au nombre de warrants que l’investisseur peut acheter pour une somme correspondant au cours du sous-jacent.
L’acquisition d’un warrant passe par l’acquittement du montant de la prime. Celle-ci est nécessairement inférieure au cours du sous-jacent.
Acquisition de warrants
N’importe qui peut investir par l’intermédiaire des warrants, à condition toutefois, d’avoir une certaine expérience de ces outils financiers. Les warrants ne peuvent être détenus sur un PEA. Il est possible d’en acquérir auprès de sa banque ou d’un courtier en ligne. Les ordres à cours limités seront à privilégier. Pour plus d’informations sur les particularités propres à chaque warrant, il est possible de consulter le site Internet de NYSE Euronext ou celui des émetteurs.
Disponibilité des Warrants
Les Warrants sont négociables en Bourse. L’investisseur a la possibilité de se positionner à n’importe quel moment d’une séance.
L’émetteur assure la liquidité des warrants et fournit un prix à l’achat et à la vente.
Warrants : des garanties ?
La plupart du temps, c’est l’Autorité des marchés financiers (AMF) qui assure le contrôle des émissions.
Afin de limiter les risques de perte de valeur, il convient d’investir sur peu de temps.
L’investisseur ne pourra pas perdre plus que le montant de la prime versée pour exercer son droit.
Rentabilité des warrants
Elle est tributaire de la stratégie adoptée par l’investisseur et de sas compétences en matière d’anticipation concernant l’évolution des marchés. Il peut tout perdre ou, au contraire, remporter des gains très élevés.
Frais de fonctionnement des Warrants
Il faut tenir compte des frais de transactions boursières. Certaines banques prélèvent parfois des droits de garde sur le compte-titres.
Fiscalité appliquée aux warrants
Elle concerne les plus-values de cessions. Leur montant est taxé à 18 % dès le 1er euro auxquels il faut rajouter les 12, 1 % de prélèvements sociaux. Il est possible de déduire les pertes et de les reporter sur dix ans. Les moins-values sont imputables sur les plus-values de cessions des valeurs mobilières si ces dernières excèdent 25 830 euros.