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Les trackers

Définition des Trackers

Les Trackers se définissent comme des fonds d’investissement qui sont cotés en Bourse. Ils évoluent dans la même proportion qu’un indice de référence qui peut être un ensemble de valeurs ou représenter tout un secteur d’activité. Ils font partie des Organismes de placements collectifs de valeurs mobilières (OPCVM). On les appelle aussi des EFTs: Exchange Traded Funds.
A Paris, on trouve quelques centaines de Trackers. Un tiers seulement n’a pas les conditions requises pour s’inscrire dans le Plan d’épargne en actions (PEA).
Certains Trackers suivent l’évolution des valeurs d’un secteur ou d’un marché ; d’autres se consacrent aux matières premières ou à certaines zones géographiques.
Les propriétaires d’indices comme Dow Jones, Footsie ou Morgan permettent aux émetteurs  de proposer des Trackers. Il peut exister plusieurs Trackers émanant d’émetteurs différents sur un même indice.

Fonctionnement des Trackers

Ils permettent la réalisation d’un achat spéculatif ou une allocation de fonds de portefeuille. En une transaction, il est possible de se pourvoir d’un portefeuille varié garantissant un bon équilibre. Ils offrent la possibilité d’effectuer un positionnement très rapide sur un marché bien défini ou sur un indice sectoriel. Ils valent à tout moment une fraction de leur indice de référence. Ils répliquent l’indice sous-jacent.

Les Trackers Leverage : ils reproduisent une performance quotidienne d’un indice par un effet de levier. Ces produits proposent une exposition à hauteur de 200 % de l’indice de référence.

Les Trackers Bears : leur indexation est inverse à l’évolution de leur indice de référence. Ces Trackers offrent une protection efficace en cas de retournement du marché. Il existe également des Trackers inverse à effet de levier. Ils garantissent une exposition inverse à hauteur de 200 % à l’indice de référence.

Acquisition de Trackers

N’importe qui peut détenir des Trackers. Il suffit de s’adresser à sa banque ou de passer par un courtier en ligne.

Disponibilité des Trackers

Il est possible de les négocier en Bourse aux jours et horaires d’ouverture.
Certains établissements appelés, « teneurs de marché », s’engagent à assurer la liquidité des titres.

Les ordres

  • Les ordres « au marché » ou « à la meilleure limite » : mieux vaut ne pas y avoir recours car ils ne garantissent pas le prix d’exécution des opérations.
  • Les ordres « à cours limité » sont à privilégier. Par leur intermédiaire, le détenteur  de Trackers fixe le prix maximum qu’il est prêt à régler pour une action ou bien le prix minimum qu’il entend retirer d’un titre.
  • L’ordre « à seuil de déclenchement » ou ordre « Stop »: son fonctionnement est  l’inverse de l’ordre à cours limité. Pour être avantageux, il faut que le cours de l’action dépasse un seuil mentionné par l’ordre, soit à la hausse pour l’acquisition soit à la baisse en cas de vente. L’ordre Stop accompagne l’évolution tendancielle des cours d’un titre. Il permet également de faire face en cas de retournement de cette tendance.
  • Les ordres « à plage de déclenchement » : ils fixent une fourchette de prix pour l’exécution.

Trackers : des garanties?

Cet investissement ne présente aucune garantie.

Rentabilité des Trackers

Elle dépend de la performance du sous-jacent du Tracker.
Les Trackers répliquent la performance d’un indice boursier de référence avec un petit écart lié à l’incidence :Pour calculer la rentabilité des Trackers ou EFTs, il faut aussi tenir compte des frais de gestion prélevés par l’émetteur, de la liquidité et du réinvestissement des dividendes encaissés mais pas encore distribués.

Frais de fonctionnement des Trackers

Ils dépendent des émetteurs et de la nature de l’indexation. En général, ils varient de 0, 10 % à 0, 65 %. Leur prélèvement s’effectue au fil de l’eau. Il faut également tenir compte du coût des transactions. Enfin, certains établissement prélèvent des droits de garde.

Fiscalité des Trackers

Elle est la même que pour les actions. Les dividendes d’un PEA ne sont pas imposés. En revanche, ceux d’un compte-titres normal  sont soumis au choix à imposition sur le revenu (option déclaration) ou au prélèvement au taux forfaitaire de 18 % ainsi qu’aux prélèvements sociaux.

Si le contribuable choisit l’option déclaration, il bénéficie d’une réfaction d’un taux de 40 % sur le montant des dividendes encaissés ; d’un abattement atteignant au maximum 1525 euros s’il s’agit d’une personne seule ou 3050 euros pour un couple. Le montant restant est celui qui sera soumis à son taux marginal d’imposition. Il vient compléter le revenu imposable.
Les prélèvements sociaux (12,1 %) sont prélevés à la source par l’établissement payeur (sauf pour les PEA, où le prélèvement intervient à la sortie du PEA).

Les règles d’imposition, en cas de vente des Trackers, dépendent du seuil de cession. Pour l’année 2010, s’il ne dépasse pas 25 850 euros de titres (hors prime remboursement), les plus values ne font pas l’objet d’une imposition. Elles échappent également aux prélèvements sociaux. Au delà de ce seuil, l’ensemble des bénéfices fait l’objet d’une imposition au taux forfaitaire de 18 %. Les prélèvements sociaux s’élèvent à 12, 1 %. En cas de moins-values, il est possible de les reporter et de les déduire d’éventuelles plus-values pendant une période de 10 ans.
Á partir de 2011, le seuil de cession ne sera plus pris en compte pour les prélèvements sociaux qui s’appliqueront alors dès le 1er euro de plus-values.

Abattement d’un tiers par année de détention pour des titres détenus depuis plus de six ans, à partir de la 6e année: cette mesure prise depuis le 1er janvier 2006 n’entrera réellement en vigueur qu’en 2012 car elle ne vaut pas pour les titres détenus à une date antérieure à 2006. Elle concerne les plus-values sur les titres détenus depuis plus de six ans. Au bout de 8 ans de détention, les plus-values de cession seront donc exonérées.

Règles d’évaluation des Trakers pour les contribuables soumis à l’ISF

Les contribuables déclarent les avoirs investis en Trackers pour leur valorisation soit au dernier cours connu au 31 décembre de l’année qui précède l’imposition ou en se basant sur  la moyenne des cours des trente dernières séances de Bourse de l’année qui précède l’imposition.

 

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